Tendances 2012-2013

lundi 17 octobre 2011


Isabelle Huot, Dre en nutrition

Le grand défilé des tendances culinaires Agnus Dei présenté le 27 septembre dernier annonçait un retour aux richesses agroalimentaires du Québec. Si l'influence des grandes cultures alimentaires du monde a fait grandement avancer la cuisine au Québec, la province est pourvue de produits qui seront mis en vedette dans nos assiettes.

Une petite baie moins connue, mais tout aussi savoureuse : l'argousier.
Outre les fromages qui ont gagné le coeur des Québécois, les produits marins (oursins, bourgots, algues), l'agneau de Kamouraska, les petites baies moins connues (dont l'argousier) comptent parmi les produits qui agrémenteront notre table. Bien que les produits fonctionnels (enrichis en oméga-3, en calcium ou en phytostérols) aient encore la cote, ce sont les aliments naturellement riches en composantes bénéfiques qui seront mis de l'avant.

En plus de la qualité des produits, le repas redevient le moment de partage et de convivialité qu'il a déjà été. Les familles et les amis se regroupent pour discuter, échanger et savourer!

Voilà un retour aux produits et valeurs de base qui ne peut qu'annoncer des moments de pur plaisir!
 

Cachez ce goût que je ne saurais déguster!

mardi 11 octobre 2011

Fanny-Garance Carrier

Gros débat cette semaine avec des amis : Doit-on interdire ou non le ketchup dans les écoles?

C’est ce que vient d’adopter la France.

Grosso modo, deux raisons expliqueraient la décision. De un, le fait que le ketchup soit d’héritage américain : on craint que les enfants n’apprennent pas à cuisiner à la française. Et de deux, le ketchup dénature le goût : le « gosse » n’apprend pas à connaître la vraie saveur des aliments couverts de cette sauce composée principalement de tomate et de vinaigre.

Ça me rappelle que plus jeune, mon père camouflait des escargots dans la sauce à spaghettis. Une fois le guet-apens avoué, je ne voulais plus rien savoir de mon plat. Pire, vingt ans plus tard, j’ai toujours cette aversion prononcée envers les escargots. Beurk!

Morale de cette histoire : les sauces à base de tomates sont nuisibles à la consommation d’autres aliments! ;)

Aparté :
La science du goût est savamment étudiée de l’autre côté de l’océan. En cherchant sur le Web, on s’aperçoit vite qu’en Europe, les cours ou ateliers pour apprendre aux enfants comment apprivoiser de nouveaux goûts ne sont pas rares.

900 papilles gustatives, faut bien que ça serve!

Bon appétit!

Les grands constats du hot-dog

mardi 27 septembre 2011

 Fanny-Garance Carrier

Aujourd’hui, je ne parle pas de trucs, de grandeur gastronomique, ni de choix santé, non! Question de rendre à hommage à l’été et aux cantines qui fermeront sous peu, parlons hot-dog!

J’ai fait trois grands constats existentiels le week-end dernier :

Premier constat: Pourquoi lorsque l’on commande un hot-dog tout garni, ils ne mettent pas également le ketchup. Le hot-dog : un mal-aimé mal garni.

Deuxième constat: Avez-vous remarquez que c’est le seul plat ou presque (je n’ai pas trouvé les autres) qui, lorsqu’on en demande la version santé, eh bien, c’est moins cher! Avouez, si on va au restaurant et que l’on demande de remplacer la frite par une salade, la viande brune par la blanche, la serveuse se voit dans l’obligation d’ajouter un extra. Mais là, victoire avec le hot-dog!: pour 10 sous de moins, on peut avoir le pain cuit à la vapeur, plutôt que grillé sur une cuillère de gras. Bravo!

Dernier constat : Les hot-dogs ne sont pas bilingues. Ici, au Québec, on peut se vanter de franciser avec perfection les mots inventés par nos voisins du sud. Un talent que même les Français de France envient. Personnellement, le mot « pourriel » me rend fière! Toutefois, « chien-chaud » c’est répugnant! Je sais, je sais, il s’agit d’une expression qui date. Mais...Vraiment? Quelqu’un a eu cette idée?!

Jamais, non, jamais, vous ne m’entendrez dire : « un chien-chaud tout garni svp !». De toute façon, il ne viendrait pas avec du ketchup…

Le Québec d'abord !

lundi 19 septembre 2011

Isabelle Huot, Dre en nutrition

C'est en septembre que l'on retrouve la plus grande variété de légumes cultivés chez nous sur nos étals des marchés. L'achat local encourage non seulement nos producteurs mais réduit aussi l'émission de gaz à effet de serre. En prime, les produits maraîchers d'ici sont cueillis à leur pleine maturité ce qui explique pourquoi ils ont si bon goût et affichent un potentiel vitaminique optimal.

Pas étonnant que l'Association des jardiniers maraîchers du Québec ait choisi le slogan "Les Québécois sont bien meilleurs" pour leur campagne annuelle.

Fréquenter les marchés publics, c'est aussi le plaisir de discuter avec les producteurs de leur récolte, de leurs recettes favorites et de leurs trucs de conservation.

Puisque nous sommes en période d'abondance, c'est le moment de faire le plein de vitamines et de mettre le Québec dans son assiette! Pensez aussi à la congélation et à la mise en conserve, question d'en profiter à l'année!

Vive la rentrée!

vendredi 2 septembre 2011

Ça fait maintenant quelques jours que la rentrée est commencée et j'entends toute sorte de choses ici et là comme quoi il s'agit d'une période angoissante.


Je refuse de me dire que la rentrée est stressante. Tout est une question de perspective. Oui, il y a les lunchs, mais qui dit lunchs, dit pas de dîner sur le pouce qu’on mange à la patate du coin. Oui, plus de travail, mais qui dit travail, dit retour avec les collègues. Oui, il y a la route et la congestion sur les ponts. Mais je ne sais pas pour vous, tout mon entourage réussit quand même à se rendre chaque matin au boulot. On aura passé du temps dans la voiture à écouter la radio, à s’informer. Sinon, on aura voyagé en autobus ou métro, à observer les gens et leur inventer une vie. Un bon moment pour lire, un moment à nous.
Alors non, l’enfer n’est pas sur nos routes… Question de perspective.


 La rentrée, c’est là, le vrai moment des résolutions. Ça a des avantages de faire ses résolutions à la rentrée plutôt qu’au Jour de l’an. Par exemple, si votre désir est de perdre du poids, dîtes-vous que c’est encore agréable de faire du sport dehors. En plus, on a moins de livres à perdre puisqu’on ne vient pas tout juste de manger comme des goinfres pendant les Fêtes.

La rentrée c’est le retour du coconnage (n’est-ce pas un beau mot!), des soirées en couple ou en famille, le retour à l’équilibre jusqu’aux prochaines fêtes!

À tous, bonne rentrée!!!

Fanny-Garance Carrier